« Passeurs de territoire » est un programme culturel qui s’appuie sur le regard d’hommes et de femmes sur leur territoire, qui s’exprime par des balades, des conférences, des écrits. Marc Pala en est un des représentants les plus impliqués. Marion Thiba, chargée de mission culture et patrimoine au Parc de la Narbonnaise en Méditerranée, replace ce travail dans le programme culturel mené depuis 10 ans , « les archives du sensible », qui permette d’exprimer le territoire d’une nouvelle manière, subjective. Car un Parc est un territoire réel, concret, mais c’est aussi un territoire intérieur. Marc Pala, exemple d’interprétation à l’appui, explique que la culture ou la connaissance de son territoire n’est pas une érudition : c’est un état d’esprit qui permet de nous sentir bien là où l’on est.
Les parcs du massif central valorisent les bistrots en milieu rural
Avec le succès rencontré par les animations dans les bistrots du parc de Millevaches en Limousin, menées par l’association Pays’Sage, dont témoigne Aymeri Nebout, une action d’envergure s’est organisée à l’échelle des Parcs du Massif central, via Ipamac. Cécile Kohut, chargée de mission culture du Parc, présente l’intérêt de s’appuyer sur les demandes et les expériences nombreuses d’animation des bistrots. Le double objectif de ce travail est de réaliser une étude socioéconomique avec une approche artistique, comme le souligne Pierrick Bourgault, photographe associé à l’étude, et de proposer une programmation culturelle dans les bistrots. Au programme : un apéro-tchatche suivi d’un repas puis d’un concert ou d’une pièce de théâtre. Christian Merliaud, maire de Cheissoux, explique qu’au delà de l’animation, ces temps permettent des rencontres, des échanges, et redonnent vie -y compris économique- aux bistrots. Bref, un succès qui permet aux parcs du massif central de travailler ensemble pour inventer les bistrots de demain.
Créé en décembre 2011, le Parc des Ardennes offre une nouvelle légitimité au sein du territoire. Isabelle Zarlenga, directrice, décrit les spécificités du nouveau parc : impression de moyenne montagne, mais aussi zones bocagères, une colonne vertébrale qu’est la vallée de la Meuse, mais aussi prédominance de la forêt. André Vincent, vice-Président du Parc, fait d’ailleurs de la forêt le symbole des axes du Parc des Ardennes : environnement, paysage, économie. Patrice Germain, président de la commission « urbanisme, patrimoine », pointe, lui, le fort enjeu sur l’urbanisme pour que le parc apporte aide et assistance aux communes pour contenir certaines dérives. Et de prédire un bel avenir pour ce vieux projet désormais jeune Parc.